Le Service forêts et paysage dévoile son programme d’avril.
Il se penche sur l’action des particuliers sur leur jardin: la biodiversité à notre porte !
Que nous sortions dans notre jardin pour profiter des beaux jours, que nous nous baladions le long du Rhône ou en forêt, que nous travaillions vignes et vergers ou que nous jouions au parc public avec nos enfants, la biodiversité est omniprésente, bien qu’elle subisse une régression inquiétante du fait des activités humaines.
L’expression populaire dit : «Il faut de tout pour faire un monde». Il faut des grands, des petits, des intellectuels, des manuels, des hommes, des femmes, des villes, des campagnes, la mer, la montagne. Étendue à l’ensemble des organismes vivants, dont fait partie l’Homme, la biodiversité illustre cette expression. Pour que le monde fonctionne et soit équilibré, il a besoin de …milieux différents (milieux bâtis, milieux agricoles, forêts, marais, prairies). Il a besoin d’espèces différentes ne serait-ce que pour manger (des pommes, des poires, mais aussi des pâquerettes; des abeilles, des oiseaux, mais aussi des araignées). Enfin, il craint les clones et préfère des individus avec des goûts et couleurs différentes. Non seulement, nous vivons quotidiennement la biodiversité, mais nous en faisons partie.
Chacun peut agir
Principaux concernés par la biodiversité, nous avons chacun individuellement ou ensemble un rôle à jouer. Si nous pouvons, consciemment ou inconsciemment, contribuer à sa diminution, nous pouvons aussi la préserver et l’améliorer. Nul besoin d’être un biologiste chevronné ou d’y passer des nuits de réflexion. Un peu de bon sens, d’imagination et quelques conseils suffisent.
… que faire ?
- celui qui bâti un immeuble peut choisir un toit plat qu’il peut végétaliser avec des plantes indigènes. Ce faisant, c’est un vrai biotope qu’il crée, lieu de nourrissage de nombreux oiseaux;
- de nombreux pépiniéristes et centres de jardinage proposent des arbustes ou fleurs locales à planter dans nos plates-bandes, jardins ou potagers. Ils feront le bonheur des papillons de nos régions;
- plutôt qu’une pelouse surdimensionnée qui donne beaucoup d’entretien, pourquoi pas en consacrer une partie à de la prairie de fauche tardive et de pâture ?
- il est agréable de profiter des fruits de saison, encore plus lorsqu’ils proviennent de son jardin. Il ne faut pas hésiter. Planter diverses variétés de légumes ou de fruits est bon pour la biodiversité, mais aussi pour nos papilles;
- beaucoup apprécient une baignade dans sa piscine privée. Pourquoi pas, mais savez-vous qu’il est possible d’épurer les eaux de manière optimale grâce à un biotope humide dans son jardin plutôt qu’en recourant au chlore ?
- les vaques dans les vignobles sont des éléments fondamentaux de la biodiversité. Pourquoi ne pas les conserver ?
… que ne pas faire ?
- acquérir des animaux ou des plantes étrangères à notre région qui sont souvent envahissants. Par exemple, les tortues de Floride que l’on jette dans les étangs et qui deviennent de vraies prédateurs pour nos espèces locales. Par exemple encore, le buddleia ou arbre à papillons qui envahit nos campagnes et nuit à notre flore locale;
- éliminer chaque brin d’herbe qui dépasse dans les jardins.
Charte des jardins
Pour agir concrètement et signaler son engagement en faveur de la biodiversité, chaque propriétaire d’espace vert – même petit – peut adhérer à la Charte des jardins. Téléchargeable sur le site energie-environnement.ch, la Charte des Jardin énonce dix bonnes pratiques favorables aux hérissons, aux oiseaux et à la petite faune en général, en matière de plantations, de tonte, de taille des haies, et d’entretien du terrain. Il ne s’agit pas d’un label ni d’un document juridique: en la signant, on s’engage “moralement” à en suivre les principes, et cet engagement se signale par un emblème exposé à la vue de tous. En adhérant à la Charte des jardins, on agit et on communique en faveur de la biodiversité, le tout sur le pas de la porte.
Exemple de sites à visiter
Pour une piscine à épuration naturelle : Hôtel de la Balance aux Granges-Salvan
Un lieu sans biodiversité : la pelouse d’un terrain de football ou le green d’un golf.
Un lieu moyennement diversifié : les talus des terrains de football ou les roughs d’un golf.
Un lieu très diversifié : les Follatères à Fully.
Informations et contacts
Informations générales: Pro Natura, Thierry Largey – 027 322 94 28 - thierry.largey@pronatura.ch
Chartes des jardins: www.energie-environnement.ch et com_fr
communiqué du SFP 04_avril_fr
Voir aussi : quiz jardin et les articles du blog sous la catégorie “jardin biodiversifié”
Mots-clefs : charte des jardins, jardin
