Bruno Oberlé a lancé le programme de l’OFEV de l’année 2011. Nous devrions avoir des nouvelles de la stratégie nationale pour la biodiversité!
En plus, le Conseil fédéral a lancé la chasse à la surconsommation des ressources naturelles. Une série d’études, présentées mercredi à Berne, lui fournissent quelques munitions.
La Suisse vit au-dessus de ses moyens dans le domaine environnemental. Ce qui signifie qu’à moins de changer de comportement, elle se condamne à épuiser tôt ou tard les ressources naturelles à sa disposition. Fort de cette conviction, le Conseil fédéral entend promouvoir une économie verte susceptible de produire autant avec moins. Raison pour laquelle, en octobre dernier, il a chargé différentes administrations de favoriser son avènement en améliorant les conditions-cadres dans six domaines, dont le soutien aux technologies propres et la réorientation de la fiscalité. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a présenté mercredi trois études commandées à cette occasion.
La première recherche a porté sur la prise en compte de l’environnement dans la définition de la prospérité de la Suisse. Les deux autres se sont penchées sur l’information à donner aux consommateurs pour leur permettre de mieux mesurer l’impact environnemental de leurs achats.
Compléter le PIB
La richesse d’une collectivité ne se mesure pas seulement à ses gains mais aussi à son patrimoine. Or, la norme aujourd’hui en vigueur pour estimer la prospérité d’un pays, le produit intérieur brut (PIB), tient compte exclusivement de l’activité économique et ne dit mot de l’état des ressources naturelles. Selon le Conseil fédéral, il est devenu impératif de corriger ce manque en intégrant au bilan la dimension environnementale.
Mais il n’est pas facile de traduire en chiffres une réalité … (Lire la suite…)