Sortons un peu du Valais et allons voir à Genève: à l’occasion de la sortie de son dernier livre, le CETIM (contact@cetim.ch) vous invite à une conférence-débat de promotion de cet ouvrage en présence de trois de ses auteurs Birgit Müller, Antoine de Ruffray et Laurent Gaberell à Genève.
Le mardi 7 juin 2011 à 20h à l’institut national Genevois, Promenade du Pin 1, 1204 Genève.
Cette conférence traitera des conséquences dramatiques de la mise en place de droit de propriété intellectuelle sur la biodiversité. Il est encore temps d’agir!
LA PROPRIETE INTELLECTUELLE CONTRE LA BIODIVERSITE ?
“Marchandisation de la nature et impacts des réglementations sur la biodiversité“
ENTREE LIBRE, VENEZ NOMBREUX
Intervenant-e-s :
Birgit Müller, chargée de recherches au Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations à l’EHESS (Paris). Nouveaux régimes institutionnels de droits de propriété, pillage des ressources naturelles et alternative à la marchandisation de la nature.
Antoine de Ruffray, berger, coopératives Longo Maï et administrateur de la Confédération paysanne en région PACA. Destruction de la diversité du bétail par l’imposition de réglementations européennes et mobilisations en cours des éleveurs paysans en Europe
Laurent Gaberell, historien, spécialisé dans les droits de propriété intellectuelle et coordinateur du livre. Biodiversité et savoirs des peuples indigènes en Bolivie et enjeux du débat.
Organisation : Centre Europe – Tiers Monde (CETIM)
Soutiens : collectivités publiques genevoises via la Fédération genevoise de coopération (FGC), la Fondation pour une Terre Humaine (FTH), les coopératives Longo Maï.
Plan d’accès: depuis la Gare Cornavin, bus 5 direction Hopital, arrêt Athénée.
Le livre:
La propriété intellectuelle contre la biodiversité ?
Géopolitique de la diversité biologique
Ouvrage collectif
PubliCetim No 35, CETIM, Genève, mars 2011. 224 p.
ISBN : 978-2-88053-073-0.
8 € 12 FS
Les pays du Sud recensent 80% des ressources naturelles mondiales, attisant… la convoitise des sociétés transnationales. Celles-ci sont prêtes à tout pour se les approprier à coup de brevets et autres titres de propriété intellectuelle.
Pour tenter de pallier cette biopiraterie, la Convention sur la diversité biologique propose un « partage des bénéfices » entre ces firmes, les peuples autochtones et les pays du Sud.
Presque 20 ans après l’entrée en vigueur de cette Convention, ce partage est-il réellement « équitable » et « bénéfique » pour les peuples ? Garantit-il la poursuite de l’innovation collective ? La valorisation marchande de la nature permet-elle de protéger la biodiversité ?
Dans les pays du Nord, les réglementations sur les semences ont eu pour effet de réduire la biodiversité agricole et la liberté des paysans. Cette situation vécue au Nord augurerait-elle de ce qui se passera dans le monde entier ces prochaines décennies ? L’industrie semencière peut-elle remplacer le paysan dans son rôle de sélectionneur ? Et qu’en est-il du maintien de la biodiversité animale agricole ?
Ce livre montre en quoi le fait d’imposer des droits de propriété intellectuelle sur la biodiversité conduit à des conséquences dramatiques pour l’humanité et pose les questions suivantes : Y a-t-il des modèles alternatifs et participatifs de partage des ressources et des savoirs s’exerçant en dehors du marché et pouvant protéger efficacement la biodiversité, comme des modèles de type « open source » ?
Quelques idées pour aider à repenser la logique de privatisation et de marchandisation de la nature et préserver les droits des paysans…
Mots-clefs : brevets, CETIM, Marchandisation, propriété intellectuelle, réglementation, semences